Le manager joue le rôle d’interface entre l’équipe et la direction ; il peut agir en prévenant et détectant les risques chez ses collaborateurs, mais ce rôle le rend lui-même sujet aux RPS. Voici comment il doit s’y prendre pour se protéger lui et ses collaborateurs.
Comment peut-il se protéger ?
Les risques psychosociaux peuvent être exacerbés par l’évolution des méthodes de travail, la logique de mutualisation, l’évolution du rapport au travail et le fait que le cadre n’est pas perçu comme une cible.
Pour éviter le stress professionnel, le manager peut prendre des mesures telles que la réévaluation cognitive, la gestion de l’émotion, l’utilisation de l’imagerie mentale positive et la capacité à dire non. Le stress positif peut donner des ressources supplémentaires, tandis que le stress négatif peut entraîner des pathologies s’il devient chronique. Il est essentiel que le management reconnaisse leurs difficultés pour prévenir les RPS et créer un environnement de travail sain et productif.
Comment protéger l’ensemble des collaborateurs ?
La base, c’est la confiance et la concertation et cela passe par la communication, la transparence, le respect et la motivation.
Deux outils sont disponibles : le questionnaire de Karasek qui évalue la marge de manœuvre, la pression psychologique et le lien social dans le travail et celui de Siegrist évalue le rapport entre les efforts fournis et les récompenses. Le manager doit donner aux salariés les moyens de choisir leur méthode de travail, tout en évitant la combinaison destructrice de pression et d’absence de marge de manœuvre pouvant entraîner le burn-out.
Comment détecter les signes des risques psychosociaux ?
Les changements de comportement dans les membres de l’équipe sont des indicateurs clés à surveiller même s’ils ne sont pas évidents à repérer et que leur interprétation dépend de la relation avec la personne en question. Les médecins du travail, les services des ressources humaines et les représentants du personnel peuvent également observer certains indicateurs.
Les signes de risques psychosociaux incluent des états dépressifs, des accès maniaques, l’hyperactivité, l’hyperprésentéisme et l’épuisement professionnel.
Les signes de l’épuisement professionnel comprennent des signes physiques tels que des troubles du sommeil et des douleurs, et des signes psychiques comme le détachement, l’irritabilité et la perte d’estime de soi.
Les signes précurseurs du suicide comprennent des messages verbaux directs ou indirects, des intérêts soudains pour les armes, les médicaments ou la mort, des manifestations symboliques et des changements de comportement.
Il est important de sensibiliser tous les employés afin qu’ils puissent signaler à leur manager ou au représentant des ressources humaines tout changement de comportement suspect.
